Cette étude analyse la relation entre la croissance économique et le taux directeur en RDC 1990-2023 à l’aide d’un modèle VECM. Les tests de cointégration montrent l’existence d’un équilibre de long terme entre les deux variables, mais les mécanismes d’ajustement révèlent une forte asymétrie : le PIB réagit très faiblement, tandis que le taux directeur ajuste activement les déséquilibres. Les réponses impulsionnelles confirment que la politique monétaire exerce un impact limité sur la croissance, principalement en raison de la dollarisation élevée et de la structure minière de l’économie. Ainsi, le taux directeur joue un rôle stabilisateur, mais n’est pas un moteur de croissance. Pour progresser vers l’émergence d’ici 2030, la RDC devra renforcer les canaux de transmission monétaire, diversifier son économie et mener des réformes structurelles profondes.