Cette étude analyse l’impact des activités para-agricoles sur les performances économiques des ménages agricoles en République Démocratique du Congo, à travers le cas des exploitants d’arachide. L’objectif est de comprendre les mécanismes par lesquels la transformation locale et le commerce de l’arachide influencent la rentabilité globale et la résilience face à la pauvreté rurale. La méthodologie s’appuie sur une enquête empirique de terrain menée auprès de 1 002 producteurs, dont les données ont été traitées via une modélisation économétrique Logit sur le logiciel Stata.

Les résultats révèlent que la diversification para-agricole augmente significativement les revenus globaux (H1) et renforce les capacités d’autofinancement pour les investissements productifs (H2). L’engagement dans ces filières à valeur ajoutée est positivement influencé par la taille de la ferme, l’épargne agricole autonome, l’accès à la vulgarisation technique et l’occurrence d’inondations, qui pousse les ménages vers le para-agricole comme stratégie d’adaptation d’urgence. À l’inverse, l’accès à un crédit inadapté et l’insertion dans des réseaux politiques exercent un effet d’éviction négatif en bloquant les initiatives entrepreneuriales locales.

L’adhésion à des structures d’accompagnement (H3) valide l’importance d’un encadrement institutionnel ciblé. L’intégration des activités para-agricoles s’impose comme un levier incontournable pour extraire les exploitants d’arachide d’une agriculture de subsistance précaire. L’étude recommande des politiques publiques axées sur le désenclavement des voies d’évacuation ruraux et l’octroi de subventions pour l’acquisition d’équipements de transformation moderne.